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Parcours d’art de Noël

Du samedi 26 novembre 2022 au lundi 6 mars 2023

Ce parcours est inclus dans le billet d'entrée.

découvrez l’Abbaye Royale sublimée par l’esprit de Noël. Projections, musique, expositions… Suivez le parcours artistique de Noël à Fontevraud qui Poétise ce patrimoine exceptionnel grâce à de nombreuses œuvres et installations aux univers variés.

 

Cette sixième édition du parcours artistique de Noël à Fontevraud suit la ligne fixée depuis le premier opus : rendre plus sensible et perceptible le génie du lieu en y invitant des créateurs maniant différentes techniques. En faisant émerger des passerelles entre les arts et les publics, ils renouvellent le regard sur ce lieu patrimonial hors du commun. En fil rouge, l’esprit de Noël flotte sur toutes les œuvres et installations, pour dévoiler des univers aussi étonnants que captivants.

 

Le parcours artistique se déroule depuis la façade de l’église abbatiale jusqu’à la chapelle Saint-Benoît, en passant par le chœur de l’église, le cloître, le réfectoire et la cour Saint-Benoît. À chaque espace est associé une forme artistique – livre objet, exposition, installation, etc.- et un artiste.

 

Les dispositifs, créés spécialement pour Noël à Fontevraud, prennent des formes variées, mais toutes font résonner le lieu, soulignent l’architecture ou une des facettes du site. De la table de Noël imaginée par l’Ecole nationale Supérieure d’Art (ENSA) de Limoges-Aubusson jusqu’à l’installation de Jean-Simon Roch dans la chapelle Saint-Benoît, les artistes et leurs œuvres invitent à une nouvelle forme de déambulation dans l’Abbaye royale de Fontevraud. Noël à Fontevraud se révèle, pour un voyage artistique unique.

 

De l’infiniment grand à l’infiniment petit… Macrographia, l’animation en mapping projetée sur la façade de l’Abbaye, vous propose une balade au beau milieu d’une tempête de neige. Les flocons se multiplient, s’accumulent autour des arches de la façade et tel un kaléidoscope géant, forment des structures poétiques et spectaculaires qui mettent en lumière la splendeur du bâtiment. Des détails de l’architecture de Fontevraud apparaissent au fur et à mesure que grossissent les flocons, une fenêtre ici, une sculpture là, avant de repartir flotter, portés par le vent froid. Pour accentuer cette ambiance hivernale, une bande son cristalline ajoute une ambiance métallique et mélancolique à l’œuvre. L’immersion est complète et les images changent selon le point de vue choisi ou la distance, pour un spectacle constamment renouvelé. 

 

Projection visible sur la façade tous les jours dès 17h00 jusqu’au 6 janvier 2023 

Reproduction miniature visible tous les jours, selon les horaires d’ouverture jusqu’au 6 mars 2023 

 

Résidence Pierres animées 

« À Fontevraud, dans cette page devenue blanche, dans cette nef devenue vide, dans cette geôle disparue, au-dessus des tombeaux, sous la voûte immense, je t’ai retrouvé Nouveau-Né que j’ai sculpté, il y a longtemps. 

 

De mémoire je t’avais extrait de trois poutres récupérées du couvent des Cordeliers en 1993. Un peu de peinture grise Contre-Réforme se voyait encore sur tes flancs. Après avoir été présenté dans une exposition « Du désir de spiritualité dans l’art contemporain » à Boulogne, passé de mains en mains, tu avais finalement été recueilli par un ami nommé Gilbert, en Belgique. Sculpture iconique où l’être a pris sa place au cœur du bois, je croyais ne jamais te revoir, pourtant, cœur battu, tu bats et te voilà. 

 

J’avais reçu cette forme simple dans ma jeunesse comme une amande qui s’ouvre, comme une naissance, avec un sentiment d’évidence. 

 

Ce que vous voyez là n’est qu’une œuvre de bois taillée qui court sur son erre. Ce que vous voyez là n’est pas l’art, c’est son résultat. L’art n’est pas inerte, l’art est ardent, il est mouvement. Ce qui reste, c’est sa force d’inertie dans l’espace qu’elle ouvre. Cette errance arrive à quai, ici, au chœur de Fontevraud en décembre 2022. Pourquoi ici ? Grâce à Emmanuel qui me l’a demandé et parce qu’il y a un défi à relever dans la nuit de décembre. On veut y célébrer la Nativité et le temps est à l’obscurité. 

 

Où étions-nous il n’y a pas si longtemps quand, du plus profond, derrière le nuage de Oort, derrière la ceinture de glace qui entoure notre système solaire, de plus loin que les eaux du ciel ont la trace, à travers les marées galactiques les plus mystérieuses s’est avancé un objet stellaire juste au-dessus de nous, au-dessus de la Judée ? 

 

Des flammèches montaient d’un feu alimenté par des gardiens de troupeaux et ces brandons vivaient un peu dans le noir à la manière des étoiles. Quelqu’un a remué une bûche qui a crépité, lançant davantage de lumière sur la Terre. 

 

Dans la pierraille rude, un figuier puisait de l’humidité et des nutriments, tout ce que son système racinaire pouvait tirer de là pour monter plus haut. Bientôt on viendrait à lui.

 

Le ciel d’encre n’était encore qu’un grand puits, on n’y voyait poindre qu’un indigo prudent. D’aucuns virent un astre de plus. Au sol, un humain venait de naitre dans une mangeoire de bois. 

 

Il n’y a pas de matière plus contemporaine à l’être humain que le bois. Sans l’arbre, pas de photosynthèse, pas d’oxygène renouvelé sur la surface critique où nous vivons. Quand on observe la structure du bois au microscope, c’est un fagot de tubes. Le bois est vide. C’est pourquoi il accueille toutes les icônes, toutes les statues sacrées, les xoanons grecs disparus, plus précieuses que les marbres ou les bronzes des temples qui nous sont restés. C’est pourquoi il hante les masques Kananga dogon que l’on ne ressort que tous les 6o ans. C’est pourquoi les effigies bouddhistes d’Enku qu’il a taillées dans des bûches en échange d’un peu de riz nous sourient. C’est pourquoi les violons sonnent sous la voûte. C’est pourquoi les barques vides nous portent au-dessus du gouffre. C’est pourquoi Jésus est né dans une mangeoire de bois. Il n’y a pas de matière plus sacrée que le bois et Jésus l’a connue sous toutes ses formes, depuis son métier de charpentier appris de Joseph, jusque sur l’ouvrage de charpenterie où il est mort. Le bois vient de l’arbre qui vient de la terre et monte vers le ciel, c’est en lui que résonne la parole du Christ, de son premier à son dernier cri.

 

Autour de Lui j’ai sculpté pendant deux ans celle qui l’a porté, celles qui l’ont accompagné, celles qui l’ont aimé. 

Il y a douze œuvres ici dont une Annonciation, Suzanne ou le Lys, Marie-Madeleine ou la tresse, un ange, une main ouverte, Le traversé, et un hommage aux abbesses de Fontevraud. Elle et le chemin est le titre de cette exposition voyageuse. »

 

Nicolas Alquin 

Par cette résidence, Maoupa Mazzocchetti associe l’harmonie introspective et les textures envoûtantes des chants sacrés aux cordes pincées du luth, et restaure un pont fragile entre deux continents séparés par une mer, mais liés par l’histoire de la musique.

Le luth est largement associé à la Renaissance par les Occidentaux. Il peut aisément retrouver ses origines orientales et andalouses, en fonction de l’intention de jeu et de l’accord qu’on lui porte. Dérivé du luth oriental (le oud), l’instrument est encore utilisé couramment en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Arrivé en Europe par l’Espagne pendant la présence mauresque, il s’est différencié de son prédécesseur au XIVe siècle. Il n’a alors cessé d’évoluer jusqu’au XVIIIe siècle, où il finit par disparaître, victime d’une image très élitiste.

De l’acoustique brute au traitement électroacoustique de l’instrument, Maoupa Mazzocchetti développe un son généreux et harmonieux par des variations de textures et des jeux de glissements de gammes aussi bien occidentales qu’orientales. Par une spatialisation pensée pour les alcôves du cloître, l’auditeur sera enveloppé par une pièce musicale acousmatique* qui parcourra dix-huit haut-parleurs. Celle-ci se réverbérera avec fraternité dans l’histoire de Fontevraud pour y célébrer le « son sacré » que l’on pouvait se faire du lieu avant de vivre l’expérience de cette œuvre sonore. 

 

*Acousmatique : se dit d’une situation d’écoute où, pour l’auditeur, la source sonore est invisible

 

Résidence Murmures

La nouvelle table de Noël de Fontevraud a été confiée cette année à l’ENSA, École Nationale Supérieure d’Art de Limoges. Cette prestigieuse école, dirigée par Françoise Seince, dispense un enseignement qui interroge la relation entre art et technique dans les pratiques artistiques actuelles et les domaines de l’art, du design et de la céramique contemporaine. Soucieuse de révéler l’expression singulière de chaque élève, l’équipe pédagogique a choisi de proposer à tous ses élèves de participer à la table de Noël de Fontevraud, pour créer une œuvre chorale autour du fil rouge de la faïence.

La direction artistique a été confiée à Jessy Derogy. 150 étudiants ont finalement imaginé leur propre déclinaison d’une simple assiette blanche. « Il y a une multitude de propositions, une vraie singularité des expressions, autour du fil conducteur de la céramique sous toutes ses formes, la porcelaine, le grès, la faïence », explique la directrice. « Les étudiants ont imaginé des décors en couleurs, volumes, découpés, de l’émail, des chromos, etc. ». Disposées sur des supports en chêne, les assiettes formeront une vague sur la table, décorée également de « surtouts » sculpturaux créés par des élèves, réminiscence d’une époque plus fastueuse pour les arts de la table. Des vases de la collection de l’école complèteront ce décor fastueux, placé sous le signe de la liberté créative. 

 

Résidence La table de Noël

Par leur résidence Jardin d’hiver, Fabien David et Baptiste Miremont habillent la cour Saint-Benoît d’une installation végétale enveloppante. Avec un plan géométrique comme base de travail, ces artistes paysagers ont imaginé, dessiné et réalisé un paysage d’hiver en écho avec l’histoire de l’Abbaye royale de Fontevraud et la symbolique de Noël. Ce jardin d’hiver souligne l’architecture et les volumes singuliers entourant la cour, à l’exemple des arcades qui abritaient les anciennes infirmeries. Depuis les jardinières, des grumes écorcées s’élancent à des hauteurs variables pour y accueillir des boules, référence directe aux décorations de Noël. Ces boules sont constituées de graines afin de nourrir les oiseaux de l’abbaye qui est un refuge L.P.O. (Ligue de Protection des Oiseaux) depuis 2013. Comme un grand banquet pour la faune hivernale, ce jardin éphémère a été réalisé avec la participation de 12 élèves de la classe de première bac professionnel aménagement paysager du lycée agricole Edgard Pisani de Montreuil Bellay.

 

Résidence Jardin d'hiver

Sous les voûtes de la chapelle Saint-Benoît, Jean-Simon Roch a imaginé un fantastique atelier de Noël. Inspiré par l’ambiance du ballet féérique Casse-Noisette, cet artiste donne vie aux objets, jouets, cadeaux. Ils vibrent, coulissent, roulent par toutes sortes de mécanismes à la fois simples et ingénieux, inspirés par exemple par les circuits de bille de l’enfance. Cette fabrique teintée de rêves d’enfants et de flocons de neige résonne aussi, à travers les murs de Fontevraud, avec l’époque moins magique de la prison et de ses ateliers. 

 

Jean-Simon Roch poursuit ainsi son exploration sur les différentes façons de rendre vivantes des formes inertes. Depuis 2015 et l’œuvre créée pour son diplôme de l’ENSCI – Les Ateliers, il étudie les quatre aspects du vivant que sont la respiration, la démarche, la danse et la transe, à l’aide de différents dispositifs techniques (vibrations, zootrope, pompe à air…). Plutôt habitué aux pièces intimistes, à l’échelle de l’objet du quotidien, Jean-Simon Roch a ici abordé le volume de la chapelle – petit à l’échelle de Fontevraud, mais gigantesque à celle d’un jouet – à sa façon. Associant une installation monumentale et la multiplication des mouvements, il crée ainsi un effet de vie intense. 

 

Résidence Sous les voûtes

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L’entrée à l’Abbaye royale et au musée d’Art moderne est gratuite pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 25 ans.

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